9h36.

Encore levée un peu tôt. Dormir tard ne m’intéresse plus. Quoique, certains jours je recommencerais bien à passer mes journées dans mon lit, me lever à 18h pour aller faire la fête le soir. J’erre toute seule ici, et tu es parti. Je me sens un peu bête. Et pourtant je t’ai demandé de partir, ou non, je l’ai sous-entendu, je te l’ai fait comprendre. Mais j’ai quand même pleuré, hier quand tu es parti, hier devant ce film stupide. J’ai cette sale impression que tout s’éteint doucement. Et je t’ai tellement voulu, et je t’en ai tellement voulu. C’était peut-être perdu d’avance. Maintenant mes sentiments fanent, s’estompent. Je ne t’attends plus, et l’excitation est partie avec l’attente. Je n’ai plus écrit sur toi pendant des mois et c’est bien parce que la passion était passée. J’attends maintenant que les jours passent, et que l’avenir nous le dise.

Mon amour hélas, le temps passe..
13h26.

Je m’ennuie. Personne n’est là. Pas pour moi.

00h43.

Des mois que je n’ai pas écrit sur toi, pour toi. Mais tu es toujours là, depuis un an, huit mois et des poussières. Je t’aime encore, différemment. Je t’aime moins vite, moins dans l’urgence, je t’aime moins avec la perspective que tout va s’arrêter, je t’aime moins triste et moins désespérée. Je t’aime et c’est ancré en moi, je t’aime c’est une habitude, une bonne habitude, je le sais, je le sens, mes sentiments ne s’échappent pas. J’ai moins peur de demain. Je me pose moins de questions et je ne redoute pas constamment ton départ. J’ai appris à nous laisser vivre. Nous laisser prendre nos marques vis-à-vis de l’autre, et j’ai l’impression de n’avoir jamais connu que toi. Et je te connais par cœur ou presque. Je connais tes regards et tes mots et tes réactions. Je sais quoi faire ou dire pour t’énerver, je sais quoi faire ou dire pour te faire rire ou t’attrister. Je connais ta jalousie et tes accès de colère quand tu me vois loin, je connais tes longs silences qui m’agacent tant quand j’attends une réaction de ta part. Je connais cette sensation que j’ai parfois que tu ne m’écoutes pas, que tu ne t’intéresses pas. J’ai essayé de te changer mais je ne peux sûrement pas. J’aime les langues que tu parles, cet italien qui me fait rêver, et je suis fier. J’aime tes matins câlins quand tu refuses de te lever et que tu m’en veux de m’en aller. J’aime danser avec toi comme une folle dans une boite de nuit vide, avec 10 tequilas frappées dans nos corps. J’aime tes cheveux –même les blancs-, j’aime tes yeux, tes cils de femme, tes fesses rondes, tes mollets et tes bras, TES BRAS. J’aime quand tu te fais beau et qu’on sort, je me sens la plus chanceuse et je veux te manger. J’aime boire du vin et faire la sieste, ne plus pouvoir se réveiller. J’aime nos dimanches avec ta maman et on mange beaucoup trop et on boit et on dit des bêtises, et c’est juste bien. J’aime bien t’accompagner en montagne –oui quand même-, même si je râle, au fond je suis contente de voir tout ça avec toi. J’aime jouer au frizbee et au boomerang et même au foot. J’attends que tu sois là mon amour. J’attends que tu viennes envahir mon 23m², avec tes 20 paires de chaussures et tes jeux vidéo. J’attends les soirées devant la télé et celles dehors, 20° dans la ville, un mojito, le paradis. J’attends et j’ose espérer que tu m’emmèneras en Bretagne, à Nantes, en Corse, et retourner à Cannes pour les glaces au kinder bueno. J’attends pour aller faire le marché avec toi le matin, acheter des roses pourries à 1€ -ou les piquer sur le bord de la route- et du fromage et du pain. Manger au restaurant, faire du vélo, aller au cinéma. Nous laisser vivre. J’attends que tu sois là mon amour.

The appointment has been scheduled, I’m going blonde(r) next wednesday.

it’s 03:15am and I’m cold and my back hurts and I can’t sleep. I’m thinking about us again and writing about you again. And I wish I could write beautiful stuff like I used to, stuff that resulted from LOVE. I cannot anymore. This is the scariest thing I have ever written. I feel like crying and I wish I could sleep for days. Those texts that I wrote made me proud, I felt like my love for you was making me do beautiful things. And in my eyes, they are still the most beautiful things I have ever written. But what happens now ? What am I supposed to do ? I am lost, and confused. Why can’t I write things like that anymore ? The answer scares me and I don’t want to hear it. Where did the passion go ? Is it lost ? What is going to happen to us ? If I show you this, this would be the beginning of the end. A slow fall into fights and arguments and challenges. I am so scared and all I want to do is delete everything I just wrote. But it’s there. And I need you but I don’t.

can’t sleep can’t sleep can’t sleep and it’s 2:45am

for the past week, every text I sent to my brother and every text he sent to me was about Matthew McConaughey.

what do you mean we’re obsessed

21h48.

Tellement tellement tellement MALADE. Comme jamais, j’ai l’impression que je vais mourir ! Ma tête me fait tellement mal et ma gorge et mes yeux et j’ai l’impression d’être défoncée ou saoule. J’ai attendu 4 heures à l’hôpital pour voir mon ophtalmo, tout ça pour 2 minutes de consultation qui ont fini par un “tout va bien”.. Alors en rentrant j’ai pris un mcdo pour moi toute seule, pour me réconforter après cette dure matinée. Je ne peux rien faire, je me fais une cure de Grey’s Anatomy et de conneries à la TV, de JO aussi un peu. J’ai déjà bien avancé dans The Fault in Our Stars et ils vont sortir un film bientôt.. J’aime déjà d’amour ce livre et JOHN GREEN <3. Demain j’ai Civilisation & culture espagnole avec Miguel et j’ai très envie d’y aller mais je doute que mon état le permette, et j’aimerais même aller au cours de Méthodologie avec ce prof bizarre qui ne parle même pas bien français.. Avec Camille on a trouvé un studio pour Cannes, au bord de la mer, à 20 minutes du Palais des Festivals.. que vous dire à part VIVEMENT MAI ET LONDRES ET CANNES. Je dois faire ce freaking outline + summary pour mon affreuse prof de compréhension & expression écrite anglaise, et ce n’est pas gagné. Et Tyler était trop content de me voir manger les Reese’s peanut butter cups et encore plus quand je lui ai dit que c’était la american week à Carrefour, il m’a dit qu’il irait. Si j’étais un peu stalker sur les bords je camperai dans le magasin et alors on serait comme Aria et Ezra.. Remarque, non mauvaise idée, ça tourne au vinaigre là. Et j’ai tellement envie d’être blonde ! Je pense à un balayage, je bave devant Lexie Grey, Arizona Robbins et Teddy Altman..

Je carbure au Dafalgan, Humex et Thisane au miel. Ça va aller.